Hérold, Nathalie

Nathalie Hérold est musicologue et musicienne. Elle est ingénieure de recherche au LabEx GREAM, chercheuse à l’EA 3402 – ACCRA de l’Université de Strasbourg et collaboratrice au projet international ACTOR (Analysis, Creation and Teaching of Orchestration, dir. Stephen McAdams). Vice-présidente de la Société Française d’Analyse Musicale (SFAM) et membre de la Société Française de Musicologie (SFM), elle est également co-rédactrice en chef de la revue Musurgia : analyse et pratique musicales et rédactrice en chef de la revue Musique en acte.

Docteure en Arts spécialité Musique de l’Université de Strasbourg, Nathalie Hérold est par ailleurs titulaire d’une Licence de Mathématiques, ainsi que du Diplôme d’État de Professeur de Musique spécialité Piano – avec une formation et des récompenses en écriture, orchestration, direction d’orchestre, direction de chœur, musique de chambre et culture musicale.

Son travail de recherche focalise principalement sur le rôle du timbre dans la forme musicale aux xixe et xxe siècles. Elle s’intéresse au timbre musical d’un point de vue analytique et théorique, tout en considérant les processus de production et de réception musicales propres à ce dernier. Son travail s’inscrit dans une perspective interdisciplinaire et intègre aussi un espace de réflexion dédié aux musiques populaires, notamment dans leur interaction avec les musiques dites savantes. Ses travaux ont donné lieu à des publications et communications en France, en Europe et en Amérique du Nord. Elle a également été co-organisatrice du IXe congrès européen d’Analyse musicale (EuroMAC 9) qui a eu lieu à Strasbourg en 2017.

Par ailleurs, Nathalie Hérold a enseigné l’analyse musicale, l’histoire de la musique, les techniques et pratiques musicales, ainsi que la méthodologie, à la Faculté des Arts (Département de Musique et Centre de Formation de Musiciens Intervenants) de l’Université de Strasbourg, à l’UFR des Arts et Sciences Humaines (Département de Musicologie) de l’Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2) et à l’ARIAM Île-de-France. Elle a été directrice musicale et artistique du chœur mixte La Saltarelle-Mulhouse de 2008 à 2011, et s’investit également dans diverses actions de médiation scientifique à destination du grand public (Fête de la science, conférences d’avant-concert, etc.).

Voir également http://unistra.academia.edu/NathalieHérold

Conti, Jacopo

Jacopo Conti, musicologue et musicien, est docteur en musicologie et enseigne à l’université de Turin ainsi qu’au Conservatoire de Cuneo, tout en enseignant dans la secondaire è Turin. Ses champs de recherche sont l’analyse musicale, la sémiotique de la musique et les hybridations de la musique savante et de la popular music au XXe siècle (sujet de sa thèse). Il a traduit en italien Everyday Tonality (2009) et Music’s Meanings (2013) de Philip Tagg. Il était membre du bureau international et est du bureau italien de l’IASPM.

Jacopo Conti, musicologist and musician, is adjunct professor of popular music at that same University and popular music history at the Conservatory of Cuneo. He earned his doctoral degree in 2013 with Franco Fabbri at the University of Torino. Main focuses of his research are semiotics of music, music analysis and music history, particularly in the XX Century. He translated into Italian Philip Tagg’s books Everyday Tonality (Il Saggiatore, 2011) and Music’s Meanings (Il Saggiatore, 2019). He has been membership secretary of the International Association for the Study of Popular Music (IASPM) from 2015 to 2019 and is Treasurer of its Italian branch since 2017.

Fabbri, Franco

Franco Fabbri was amongst the founders of the International Association for the Study of Popular Music, which he chaired for three mandates. He teaches popular music history, analysis and economy at the University of Milan and at the Conservatory of Parma. His main interests are in the fields of genre theories, the impact of media and technology across genres and musical cultures, and the history of popular music. Among his publications: Il suono in cui viviamo (Feltrinelli, 1996, 3rd edition il Saggiatore, 2008), Around the clock. Una breve storia della popular music (Utet 2008), Made in Italy: Studies in Popular Music (co-edited with Goffredo Plastino, Routledge, 2014).

Soulez, Antonia

Née à Paris, Antonia Soulez a fait ses études à La Sorbonne. Agrégée docteure d’état, elle est Professeure émérite de philosophie du langage à l’université de Paris 8, elle a co-dirigé le Collège international de philosophie de 2001 à 2004, et, suite à une délégation au CNRS, coordonné un ouvrage collectif sur Helmholtz (Vrin, 2011). Elle a travaillé en philosophie ancienne (elle est helléniste) puis sur la philosophie contemporaine. Elle a publié des travaux dans les deux champs, sur la Grammaire philosophique de Platon, puis sur le Cercle de Vienne qu’elle a contribué à introduire en France et Wittgenstein (Nombreux colloques internationaux après la réédition du Manifeste du Cercle de Vienne, 2010 et des travaux sur les Dictées de Wittgenstein à Fr. Waismann et pour M. Schlick, 2e éd. Vrin 2015). Depuis, elle poursuit des travaux par une investigation sur philosophie, langage et musique, Son dernier ouvrage Au fil du motif, autour de Wittgenstein et la musique (2012), a inauguré une collection « philosophie et musique » qu’elle co-dirige chez Delatour-France. Son dernier livre Détrôner l’Être, en réponse à A. Badiou, sur « Wittgenstein est-il un antiphilosophe ? » est paru aux éditions Lambert-Lucas (Limoges 2016). Tout en participant activement à des manifestations sur la musique et les sons, elle écrit et publie de la poésie centrée sur le son et l’intonation (prochain recueil à paraître) qu’elle lit parfois avec des accompagnements d’improvisateurs, musiciens professionnels. À la rentrée 2019, un livre sur Les philosophes et les sons sortira chez Delatour-France avec des contributions sur Scriabine, G. Crumb, St. Reich, G. Ligeti, l’école de Princeton, Beckett et la musique, et un article « intonations ». Elle a publié dans la revue Po§sie dirigée par Michel Deguy plusieurs poèmes mais aussi un article sur Pascale Criton (n° 119). Parallèlement engagée dans des collaborations axées sur des questions qui touchent aux représentations graphiques des formes sonores d’un point de vue pluridisciplinaire (le diagramme), elle est également active dans des manifestations avec des musiciens (Pascal Marzan, Roula Safar…). Elle fréquente une Résidence d’artistes dirigée par Jean-Marc Chouvel. C’est avec lui et avec des musiciens autour de lui qu’elle performe l’intonation poétique. Ses projets orientent ses rencontres avec eux. L’action en retour est une avancée dans l’écriture de l’expressivité sonore de la langue avec l’objectif de travailler à explorer ses ressources comme une forme de lutte contre ce qu’elle appelle « l’aliénation sémantique », question qu’elle a d’abord travaillée en philosophie à partir du corpus viennois qu’elle s’est constitué au long des années incluant Karl Kraus, Cannetti, croisés de la démarche frankfurtiennee. Elle tire de la philosophie des « aspects » du dernier Wittgenstein (entendre-comme) les éléments d’une « philosophie pour les qualia ». Elle se sent proche de la réflexion de Jean-Marc Chouvel. Elle a travaillé également avec Moreno Andreatta (IRCAM, GREAM Strasbourg) ainsi qu’avec Horacio Vaggione, compositeur chercheur, avec qui elle a coordonné un séminaire de recherche sur la philosophie et la musique à la MSH Paris Nord, entre 2006 et 2013 et avec qui elle a publié des travaux collectifs (de même avec Makis Solomos, notamment Formel Informel, l’Harmattan, 2003). Elle organise des séminaires de philosophie de la musique actuellement au Collège international de philosophie (séminaire extérieur). Elle figure dans le Dictionnaire universel des femmes créatrices (Éditions des femmes, 2013), et a reçu le prix du Pen Club de la meilleure poésie au congrès mondial des poètes à Prague, en 2016. Elle bénéficié c’une bourse senior pour travailler un mois dans la Fondation d’études avancées de Bogliasco, en Italie. Elle a publié dans la revue Poe§sie (dir. M. Deguy), les éditions d’Ecarts (Mireille Batut d’Haussy), et trois recueils de poèmes chez Delatour-France (coll. Quatuor).

Meeùs, Nicolas

Professeur émérite à Sorbonne Université, chercheur permanent à l’IReMus (http://www.iremus.cnrs.fr/). Il a été Conservateur au Musée Instrumental de Bruxelles, Professeur aux Conservatoires royaux de Liège puis de Bruxelles, à la Chapelle musicale Reine Elisabeth de Belgique et à l’Université catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve. En Sorbonne, il a enseigné notamment l’analyse schenkérienne, la théorie modale médiévale, l’analyse de la musique ancienne, l’histoire de la théorie et l’organologie. Il a dirigé une trentaine de thèses, d’abord à l’Université de Louvain puis en Sorbonne. Il a publié de très nombreux ouvrages et articles (voir la liste sur son site personnel, http://nicolas.meeus.free.fr/).