Christophe Levaux
Minimalisme / musiques populaires : un cas pour la théorie de l’acteur-réseau

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Puisant largement aux principes et méthodes de la Théorie de l’acteur-réseau, la présente contribution vise à « ouvrir la boite noire » d’un genre musical forgé au cours des années 1960 et 1970 entre les États-Unis et l’Angleterre : le minimalisme de La Monte Young, Terry Riley, Steve Reich et Philip Glass. Il s’agit alors de se replonger dans ce minimalisme en train de se constituer en poursuivant les auteurs, chercheurs, compositeurs pendant qu’ils le construisent et parfois le déconstruisent ; lorsqu’ils enrôlent des alliés pour éloigner les controverses ; reprennent, rejettent ou transforment des énoncés qui traduisent (ou non) leurs intérêts et lorsque, in fine, ils parviennent à réifier leurs découvertes. Au delà du seul cas du minimalisme musical, le présent article vise à questionner la possibilité d’une histoire de la musique proposant une description empirique des catégories en mettant en lumière les controverses, épreuves et contingences de la « vérité » plutôt que la rapporter comme cohérente ou évidente.


Christophe Levaux, « Minimalisme / musiques populaires : un cas pour la théorie de l’acteur-réseau », Musimédiane, n° 11, 2019 (https://www.musimediane.com/11levaux/ – consulté le 13/12/2019).

Levaux, Christophe

Christophe Levaux est docteur en musicologie de l’Université de Liège et Chargé de recherches F.R.S.-FNRS. Sa recherche croise les approches de la théorie de l’acteur réseau et de l’histoire de la musique expérimentale et populaire du XXe siècle. Il a publié sur le sujet dans les revues Tacet, Rock Music Studies ou Organised Sound et a édité avec Olivier Julien un ouvrage consacré à la répétition dans les musiques populaires chez Bloomsbury Academics en 2018. Sa thèse de doctorat, We Have Always Been Minimalist, sera publiée aux University of California Press en 2020.