Pustijanac, Ingrid

Ingrid Pustijanac est professeure agrégée au Département de Musicologie et de Patrimoine Culturel de l’Université de Pavie-Cremona, où elle enseigne l’analyse musicale et les techniques et formes de composition de la musique contemporaine. Ses écrits comprennent un livre sur György Ligeti et des articles sur la musique de la fin du XXe siècle avec une attention particulière à la musique spectrale (œuvres de Gérard Grisey et son horizon théorique notamment), les études sonores et improvisation (GINC et musique expérimentale des années 1960) et la musique mixte, dans le cadre des études d’esquisses et des analyses des processus compositionnels. Elle est membre du Comité de rédaction des Notes d’archives, Journal de l’Institut de musique de la Fondation Cini (Venise), membre du GREAM (Strasbourg) et coordinatrice du DALM (Dialogic Approaches to Living Musics), le groupe de recherche du Département de Musicologie et du Patrimoine Culturel (Cremona-Pavia).

Ingrid Pustijanac is Associate Professor at the University of Pavia, Department of Musicology and Cultural Heritage (Cremona), where she has been teaching Music Analysis and Compositional techniques and forms of contemporary music. Her writings include a book on György Ligeti and articles about the late 20th-century music with special attention to the spectral music (Gérard Grisey’s works and theoretical horizon, in particular), sound studies, improvisation (GINC and experimental music in the Sixties), and mixed music from the perspective of sketch studies and analysis of compositional processes. She is a member of the Editorial Board of Archival Notes, Journal by the Cini Foundation Institute of Music (Venice), member of GREAM (Strasbourg) and the Coordinator of DALM (Dialogic Approaches to Living Musics), the research group of the Department of Musicology and Cultural Heritage (Cremona-Pavia).

Giuliano d’Angiolini
L’apparence sonore de la mort (les Requiem Canticles de Stravinsky)

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L’article propose une sorte de « microanalyse » de la technique de composition du timbre (par le biais de l’harmonie et de l’instrumentation) adoptée par Stravinsky dans les deux derniers accords des Requiem Canticles. Ici, c’est d’abord le phénomène sonore en lui même qui produit du sens, bien en deçà de toute articulation musicale : une sémantique se dégage qui est le produit de la nature physique des sons. En clôture de sa dernière œuvre de vastes dimensions, Stravinsky nous dévoile l’apparence sonore de la mort.


Giuliano d’Angiolini, « L’apparence sonore de la mort (les Requiem Canticles de Stravinsky », Musimédiane, n° 11, 2019 (http://www.musimediane.com/11dangiolini/ – consulté le 19/07/2019).

Lalitte, Philippe

Philippe Lalitte est Professeur à l’Université Paris-Sorbonne et chercheur associé au Labex GREAM (Université de Strasbourg). Il est par ailleurs Conseiller Scientifique Pilote au Hcéres. Ses recherches portent sur l’analyse, la performance et la cognition des musiques savantes des XXe et XXIe siècles. Elles explorent de nouvelles méthodes d’analyse à l’aide des technologies informatiques (représentations du son et descripteurs audio) et de l’analyse de scène auditive (ASA). Elles cherchent à transférer certains outils théoriques de la sémiotique vers l’analyse structurelle de la musique instrumentale et de la musique mixte. Il a publié de nombreux articles dans des revues nationales et internationales, dirigé cinq ouvrages collectifs et publié Analyser l’interprétation de la musique du XXe siècle. Une analyse d’interprétations enregistrées des Dix pièces pour quintette à vent de György Ligeti (Hermann, 2015).

Christophe Levaux
Minimalisme / musiques populaires : un cas pour la théorie de l’acteur-réseau

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Puisant largement aux principes et méthodes de la Théorie de l’acteur-réseau, la présente contribution vise à « ouvrir la boite noire » d’un genre musical forgé au cours des années 1960 et 1970 entre les États-Unis et l’Angleterre : le minimalisme de La Monte Young, Terry Riley, Steve Reich et Philip Glass. Il s’agit alors de se replonger dans ce minimalisme en train de se constituer en poursuivant les auteurs, chercheurs, compositeurs pendant qu’ils le construisent et parfois le déconstruisent ; lorsqu’ils enrôlent des alliés pour éloigner les controverses ; reprennent, rejettent ou transforment des énoncés qui traduisent (ou non) leurs intérêts et lorsque, in fine, ils parviennent à réifier leurs découvertes. Au delà du seul cas du minimalisme musical, le présent article vise à questionner la possibilité d’une histoire de la musique proposant une description empirique des catégories en mettant en lumière les controverses, épreuves et contingences de la « vérité » plutôt que la rapporter comme cohérente ou évidente.


Christophe Levaux, « Minimalisme / musiques populaires : un cas pour la théorie de l’acteur-réseau », Musimédiane, n° 11, 2019 (http://www.musimediane.com/11levaux/ – consulté le 19/07/2019).

Levaux, Christophe

Christophe Levaux est docteur en musicologie de l’Université de Liège et Chargé de recherches F.R.S.-FNRS. Sa recherche croise les approches de la théorie de l’acteur réseau et de l’histoire de la musique expérimentale et populaire du XXe siècle. Il a publié sur le sujet dans les revues Tacet, Rock Music Studies ou Organised Sound et a édité avec Olivier Julien un ouvrage consacré à la répétition dans les musiques populaires chez Bloomsbury Academics en 2018. Sa thèse de doctorat, We Have Always Been Minimalist, sera publiée aux University of California Press en 2020.